» Article de 18.02.2017 » page 9

89 mois de Caroline Michel

J'ai trente-trois ans, ça y est. A quarante ans et des poussières, mon corps sera hors jeu. Il me reste donc sept grosses années pour faire un enfant, soit quatre-vingt-neuf mois. Un chiffre minuscule. A peine deux mille sept cents jours. Que peut-on faire en deux mille sept cents jours ? Rien. J'en ai déjà mis cinq à construire trois meubles Ikea."

Jeanne, célibataire, contrôleuse de train sur la ligne Paris-Auxerre, n'a qu'une obsession : devenir maman avant que le temps la rattrape. Elle a fait une croix sur le couple, il lui faut simplement un géniteur. Sa décision ne fait pas l'unanimité auprès de ses amis, et, même si parfois elle doute, elle est déterminée à surveiller son cycle, à provoquer les rencontres, à boire des potions magiques et à lever les jambes après chaque rapport, sait-on jamais.

Après ce premier roman, empreint d'humour et de tendresse, à la fois jubilatoire et émouvant, Caroline Michel pose la question des choix intimes dans une société conformiste. Une nouvelle voix de la littérature féminine, d'une spontanéité rafraîchissante, avec laquelle il faudra désormais compter.



Patrick Weber - La grande histoire de la Belgique

Pourquoi Jules César a-t-il dit que de tous les peuples de la Gaule, les Belges étaient les plus braves ? Qui se souvient que le Duché de Bourgogne a fait trembler le royaume de France ? Pour quelles raisons Charles-Quint préférait-il Bruxelles à Madrid ? Dans quelles circonstances Louis XIV a-t-il fait bombarder le coeur de Bruxelles ? Comment un prince allemand, veuf d'une princesse anglaise et ancien souverain pressenti de la Grèce, est-il devenu le premier roi des Belges ? Bourguignonne, espagnole, autrichienne, française, hollandaise... la Belgique possède la plus singulière des histoires, aussi passionnante qu'un roman d'aventures. Des siècles de guerres, de mariages diplomatiques et de luttes religieuses qui ont semé la graine d'un royaume né d'une révolution romantique en 1830. Pourtant, près de deux siècles après sa création, l'existence même du pays est aujourd'hui remise en question. Contrairement aux idées reçues, nombreux sont les points communs qui ont façonné l'identité belge au fil des siècles. Une relecture de son histoire révèle une Belgique inattendue aux racines très anciennes. Un pays à la fois frondeur et modeste, qui a toujours défendu ses particularismes et lutté contre les pouvoirs centralisateurs successifs. La Belgique souffre de troubles d'identité, mais peut-être connaît-elle tout simplement mal son histoire. Sans préjuger de son avenir, nul ne pourra lui enlever son passé.



Patrick Weber - Le pénitent de Paris


Fraîchement arrivé de Florence, le jeune apprenti Pieter Linden se fait embaucher dans le Marais, chez le peintre Louet dont les affaires sont au plus mal. Le jeune homme est doué et va tout faire pour redorer le blason de l'atelier, allant même jusqu'à proposer à la cour un portrait du souverain Louis XVI. Mais autour de son maître une succession de disparitions brutales et étranges perturbe la vie du quartier. Les morts ont tous un lien avec l'art et leur visage porte un masque de terreur maculé de traits de peinture comme s'ils avaient vu le diable en personne et que celui-ci avait voulu signer son œuvre. Pragmatique, doué d'un grand sens de l'observation et peu inquiet des éventuelles manifestations du malin, Pieter Linden ira jusque chez le roi pour tenter de résoudre cette sombre affaire dans laquelle un mystérieux tableau cache une bien cruelle vérité.



Jean-Pierre Chevènement - Un défi de civilisation

Sidération. les attentats terroristes et le spectre de la guerre civile nous ont pris à l'improviste. Comme en 1870 et en 1940, la France se découvre un ennemi qu'elle n'avait pas vu venir et qu'elle peine d'ailleurs à définir. D'abord comprendre : nommer les maux, mais avec de justes mots. La gravité des attentats tient aux faiblesses qu'ils révèlent et que nos élites ont laissé se creuser au fil des ans. Pour remonter aux causes, déplaçons notre regard du terrorisme djihadiste mondialisé vers une « globalisation » devenue folle. Cette globalisation a modifié la hiérarchie des puissances, créé les fractures sociales, géographiques, générationnelles, miné la démocratie, suscité frustrations et rejets, particulièrement dans le monde musulman. Elle a mis en crise le modèle républicain et périmé le projet européen initié par la France après 1945. Le fond de l'affaire ne serait-il pas que nous ne savons plus aujourd'hui qui nous sommes ni ce que nous voulons faire ? Face à une globalisation, mère d'un nouveau chaos mondial, la France a encore les moyens de faire face, en donnant vie, de concert avec l'Allemagne, au projet d'Europe européenne, de l'Atlantique à l'Oural, que le général de Gaulle avait conçu pour elle. Seul levier pour peser au 20ème siècle entre les États-Unis et la Chine, et renouer avec l'universel en ouvrant au monde, y compris musulman, un horizon de progrès. Dans les épreuves, des forces de résilience insoupçonnées sont en train de surgir, qui sont aussi des forces spirituelles : regain d'un patriotisme républicain, à la fois de principes et enraciné dans toute notre histoire, laïcité éclairée par la Raison, universalisme du réel. Le bateau France a encore les moyens de se redresser. Jean-Pierre Chevènement dessine la carte d'une confiance retrouvée. Le bateau France n'a besoin que d'un cap : un projet politique qui soit aussi un projet de civilisation.



Jean-Pierre Chevènement - La République prend le maquis

Le 15 mai 2001, à l'Assemblée nationale, Jean-Pierre Chevènement interpellait vigoureusement les députés lors du débat sur le projet de loi relatif à la Corse. En désaccord avec le gouvernement Jospin sur l'évolution des tractations, il avait démissionné en septembre 2000. L'ouvrage reproduit son discours, remarquable morceau de bravoure politique qui détone dans le consensuel climat de renoncement actuel : selon lui, les accords de Matignon constituent un bricolage institutionnel qui non seulement entraînera la République «dans un engrenage mortel», destiné à «satisfaire les exigences indépendantistes», mais aussi livrera la Corse à des intérêts peu transparents. Car il est encore temps de mettre un terme à une trop longue dérive de la Corse et à l'abdication de l'État français devant les problèmes récurrents de l'île. Robert Colonna fustige l'attitude de celui-ci, qui les considère avec fatalité et imagine comme remèdes milliards de francs débloqués et pouvoirs délégués. Un autre traitement est possible.


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