» Article de 05.01.2017 » page 12

Patrice Delbourg - Les jongleurs de mots

De Villon à Devos, cent et une plumes ont fait valser la langue et secoué les mots de la tribu. Plumes malicieuses ou turbulentes, saccageuses ou friponnes, hilarantes ou aventurières, rassemblées dans ce florilège égoïste et drolatique. C'est Patrice Delbourg qui bat les cartes de ce grand jeu des 7 familles : Les tueurs à gags : prescripteurs de pastilles contre l'amertume, de toutes les matières c'est l'humour qu'ils préfèrent. Alphonse Allais, Francis Blanche, Fernand Raynaud, René Goscinny... Les saltimbanques de la satire : versés dans l'étrange entreprise de faire s'esclaffer les honnêtes gens, leur comique a souvent mauvaise réputation. Molière, La Fontaine, Georges Feydeau, Pierre Desproges... Les bricoleurs du lexique : où passe leur langue, le verbe ne repousse pas. Henri Michaux, Boby Lapointe, Georges Perec, Serge Gainsbourg... Les truculents sarcastiques : des fatrasies médiévales aux écrans noirs de nos nuits blanches, ils jettent leurs pavés dans la mare du bon sens. François Rabelais, Louis-Ferdinand Céline, Jacques Perret, Michel Audiard... Les tragiques absolus : ils cotisaient à la fratrie des misanthropes, leur existence s'est achevée par un boum. André Frédérique, Chaval, Jacques Rigaut, Romain Gary... Les euphoriques de l'aphorisme : leurs maximes sont des objets d'orfèvrerie, des projectiles imparables que l'ironiste tire sur sa cible. Alfred Capus, Félix Fénéon, Jules Renard, Jean Yanne... Les princes sans rire : passés soigneusement à côté du bonheur, il ne leur suffit pas de mettre les rieurs de leur côté. Léon Bloy, Paul Léautaud, Emil Cioran, Louis Calaferte... Paroliers et chansonniers, poètes et romanciers, aphoristes et fabulistes... Six siècles d'impertinence s'affichent ici en majesté. Entrer dans le cercle des jongleurs disparus !



Pour des villes à echelle humaine - Jan Gehl


Aller au travail à pied ou en vélo sans risquer de se faire écraser par un véhicule, marcher le long d�une rue bordée d�arbres et de façades attrayantes, s�arrêter sur une place publique pour lire et y croiser des amis par hasard, voilà à quoi pourrait ressembler une ville à échelle humaine.

Malheureusement, l�architecture et l�urbanisme, dominés par l�idéologie moderniste depuis les années 1960, accordent encore trop souvent la priorité à la circulation automobile et à la construction de gratte-ciel isolés de leur environnement. Ils négligent par le fait même la fonction de l�espace urbain comme lieu de rencontre et, a fortiori, espace de conversation démocratique.

Pour faire face aux défis démographiques et écologiques du XXIe siècle, Jan Gehl propose de renverser cette perspective et de remettre l�humain au centre des préoccupations de l�urbanisme. Dans ce livre visionnaire, jalonné de nombreuses illustrations et photos du monde entier, il présente des pistes d�action concrètes pour développer des villes animées,

sûres, durables et saines. Son travail d�aménagement mise sur les déplacements à pied et en vélo ainsi que le renforcement de la vie urbaine.

Cette entreprise fait non seulement appel aux décideurs, elle exige aussi la participation active de la société civile et ne nécessite pas d�investissements majeurs. C�est un projet à la portée de toutes les viIles, celles du Nord comme du Sud, visant simplement à créer du bien-être collectif. Comme l�écrit Jayne Engle-Warnick, du Centre d�écologie urbaine de Montréal, «des espaces urbains de qualité contribuent à l�avènement d�une société durable, ouverte et démocratique».

"Pour des villes à échelle humaine" est le fruit de 50 années d�expérience en planification urbaine réalisée aux quatre coins du monde par cet important penseur et praticien de l�urbanisme. Un livre révolutionnaire appelé à devenir un outil indispensable pour construire les «écocités» de demain.



Carlos Salem - Aller simple

Né à Buenos Aires (Argentine), Carlos Salem vit en Espagne depuis 1988 après avoir été journaliste, garçon de café, chauffeur de taxi, libraire, concierge d�hôtel, etc.
Aller simple, son premier roman, a reçu le prix Mémorial Silverio Canada à la Semana Negra 2008.

Lorsque Dorita, la tyrannique femme d�Octavio, succombe brusquement dans un hôtel marocain où le couple passait des vacances, c�est pour lui un mélange de panique et de soulagement. Il est débarrassé de sa harpie, mais ne va-t-on pas l�accuser de meurtre ? Tandis qu�il se pose ces questions en éclusant des vodkas, Soldati, un Argentin chanteur de tango amateur, vendeur de glaces dans le désert et escroc à ses heures, déboule dans sa vie comme une fusée. Ils croiseront bientôt Carlos Gardel (qui n�est pas mort en 1935), bien décidé à tuer Julio Iglesias parce qu�il a osé reprendre ses tangos, mais aussi une équipe de cinéma abandonnée au désert, une bande de tueurs boliviens et des hippies figés dans le temps. Et le timide Octavio, flanqué de ses fantasques compagnons, va se révéler un autre homme.



Prudhomme, Sylvain - Les grands

Guinée-Bissau, 2012. Guitariste d'un groupe fameux de la fin des années 1970, Couto vit désormais d'expédients. Alors qu'un coup d'Etat se prépare, il apprend la mort de Dulce, la chanteuse du groupe, qui fut aussi son premier amour. Le soir tombe sur la capitale, les rues bruissent, Couto marche, va de bar en terrasse, d'un ami à l'autre. Dans ses pensées trente ans défilent, souvenirs d'une femme aimée, de la guérilla contre les Portugais, mais aussi des années fastes d'un groupe qui joua aux quatre coins du monde une musique neuve, portée par l'élan et la fierté d'un pays. Au coeur de la ville où hommes et femmes continuent de s'affairer, indifférents aux premiers coups de feu qui éclatent, Couto et d'autres anciens du groupe ont rendez-vous : c'est soir de concert au Chiringuitó.



Carlos Salem - Un jambon calibre 45


Une semaine. C�est le temps dont dispose Nicolás Sotanovsky, un Argentin qui erre dans Madrid de bar en bar et d�amour en amour, pour mettre la main sur Noelia, une rousse qu�il n�a jamais vue. Et s�il ne la trouve pas : POUM ! Serrano, le pittoresque malabar chargé d�exécuter la sentence, a des doigts gros comme des jambons mais un coeur tendre. Pas comme son patron la Momie.
Pour trouver Noelia, Nicolás s�enfonce dans les profondeurs de Madrid, calciné par le soleil d�août, et celles du corps de Nina, douteuse ex-amie de la rousse. À ses basques, un détective raté mais amoureux et un chat de gouttière qui lui triture la conscience.
Sotanovsky n�a aucune envie de rentrer à Buenos Aires, mais il n�a aucune raison de rester en Espagne. Il décide alors de chercher la vérité, même si, comme dit Nina,�La vérité passe par le con. Il n�y en a pas deux pareils et on rêve toujours de celui qu�on ne connaît pas. On le crédite de plus de secrets qu�il n�en a et tu sais quoi ? Il n�a pas de mémoire, on le lave et tout est oublié.� Au lieu de fuir, il reste, à cause d�une bouche, une bouche qui est aussi la vérité, même si elle ment tout le temps.


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